Tiomila 2015

Pendant que les « PM-women » restées en France s’affairaient à oublier des balises, Fabien et moi-même étions en Suède pour participer à la mythique Tiomila.

Pour ceux qui ne connaissent pas la Tiomila, c’est un des 2 plus gros relais de CO du monde, avec environ 350 équipes de 10 coureurs, qui part à la tombée de la nuit et qui se finit vers 8h pour les meilleurs et vers 11h/midi pour les autres. (des relais diurnes jeunes et feminins sont aussi au programme). Bref peut-être 5000 ou 6000 personnes sur place, en orée de bois, à environ 50km au Nord de Stockholm.

Super météo le vendredi et le samedi. Le relais féminin est donné au coup de canon en milieu d’après-midi, puis c’est une procession de sportives pendant environ 3 ou 4h. Impressionnant.

Un petit entrainement dans la forêt contigüe pour tâter le terrain. Ah la vache ! une carto en version « brouillon » avec des courbes issues de LIDAR à peine retraitées et une ébauche de représentation de la végétation. Jean-Marc et moi-même avons la même réaction : si on a ça de nuit sur le relais, 1. on est mort, 2 c’est le scandale absolu.

La logistique est impressionnante, du côté de l’orga mais aussi et surtout du côté des clubs qui ont des cuistauds attitrés.
Les tentes « chauffées » ressemblent à des hangars avec des box et de la paille au sol. Il ne manque que le fourrage ! Place assez réduite pour stocker 10 coureurs dans le box.

21h30 départ des hommes (et de quelques femmes) sur le relais « phare ». La meute en furie !!!
Nos premiers relayeurs (Pierre de Mulhouse, Jean-Marc de Samois et Denis du TOM) assurent comme des chefs. Vers minuit, JM me réveille et me donne ses premières impressions : le pied total, une carto à la hauteur, il a tout donné. Ouf ! Prépa, échauffement. Il fait très frais et ça commence à devenir humide. L’attente est longue (sorti trop tôt de la tente) et refroidissante.

Vacciné par l’entrainement de la veille, je prends la solution « Zéro Risque et allure de tortue » avec l’option boussole/ ligne rouge / comptage de pas. Ca se passe assez bien. La forêt est assez claire, courante si on sait lever les pieds. Pas mal de petits monticules granitiques (peu élevés) sympathiques et, entre, des petits marais qui passent plutôt bien, terrain assez technique qui ne permet pas l’improvisation et le mode « je fonce et on verra bien », même si les brutes courent à fond là-dedans ! La lampe que Fany m’a prêté ne me permet pas trop de voir loin et je suis absolument seul, du coup l’allure est un peu réduite et j’ai un sentiment de bulle au milieu de la nuit. Mais bon, ça a été, pas de gros plantages, juste quelques petites imprécisions mineures. 9km parcourus en un peu moins de 1h30, c’était mon estimation optimiste.

Prennent ensuite le relais Johann (de Mulhouse) puis Christophe (du TOM) puis Fåbian Gruselö qui a le malheur de courir sous des trombes d’eau (et donc dans le brouillard total avec ses lunettes) et qui galère énormément, puis Sebastien (du TOM) qui jardine bien aussi.

9h/9h10. Comme de nombreuses équipes, nos équipiers 9 et 10 partent en masse. Magalie (de Noyon) assure comme une bête et Benoît (OrientAlp) finit très sérieusement avec en gros 20km dans les jambes !

Au final, nous sommes environ 200èmes ! (sur 315/320 équipes)

Ravis d’avoir participé, malgré la pluie pour certains. Pas de PM, tout le monde a été sérieux ! (sic)

Dans la course à la victoire, après 10h30 de course, 3 équipes terminent en 12 secondes ! IFK Goteborg (avec François Gonon) finit première, Halden (avec V. Coupat) 2eme et Kalevan Rasti, l’équipe de Thierry Gueorgiou 3ème. Le pauvre a mené le peloton sur tout le dernier relais et s’est fait gratté sur la ligne d’arrivée. (un peu véreux !)

Hårve Kingkenson